1. La matrice unicitaire
  2. Approche matricielle du langage
  3. La trame matricielle

Professeur Aziz EL AMRANI JOUTEY.
Docteur en Médecine et Sciences Médicales.
Endocrinologie et Immunologie.
Docteur en Naturopathie et Bio-Energétique.
Diplôme Universitaire en Neuro-Endocrinologie et Chronobiologie.
Diplôme International d'Ecologie Humaine.
Vice-président de la SIRES. (Société Internationale de Recherches sur
l'Environnement et la Santé).
Membre de l'académie internationale de Lausanne en médecine complémentaire appliquée

1. La Matrice Unicitaire.


  La Matrice Unicitaire est un champ intégrateur autoréféré, un champ où le temps et l'espace sont confondus, le maître mot étant la synchronicité des évènements.
  De ce fait, la Matrice Unicitaire est la source de cette Energie-Information illimitée : le champ de toutes les possibilités qui est intégré dans chaque particule élémentaire.
  Ce champ est intégré dans chaque entité existentielle, il est illimité par nature, pure potentialité, complètement libre. Il n'est pas confiné dans l'espace ni dans le temps : être en résonance avec ce champ, c'est être en connexion avec la force créative infinie et éternelle qui sous-tend l'ensemble de la création.
  Tout objet étalé dans le dévoilement devient un processus intégré de la Matrice Unicitaire.

  Le monde apparent est appréhendé par le mental, objectivité ou ectojectivité (en rapport avec l'ectoderme), c'est une émanation du champ sous matriciel.
  Par exemple, disons que je veuille décrire une rose, que vais-je dire? Elle est rouge, elle a des pétales, elle n'a rien à voir avec une table, un stylo etc... Est-ce là sa nature intrinsèque? On pense souvent qu'on est en train d'observer sa véritable nature, cependant on la voit selon nos propres instruments de mesure. Si l'on n'a pas les récepteurs permettant de voir qu'elle est rouge, on risque de la voir noire.
  Une abeille va la considérer comme un aliment, une chauve-souris la percevra sous forme d'ultrasons.
  Quelle est sa nature intrinsèque, dévoilée de toutes les enveloppes relatives et relativisantes?   La manière dont elle est perçue dépend des récepteurs.   En fait elle est constituée d'atomes, eux-mêmes constitués de particules subatomiques qui ne sont rien d'autre que des fluctuations d'énergie et d'information : c'est la matière unicitaire, c'est ce champ de fluctuations extrêmes, ce champ de flux important d'énergie-information.

  La Matrice Unicitaire est ce champ où le relatif le plus subtil se trouve réduit à sa vraie nature infinie, illimitée, holoprésente.
  Il en va de même pour notre corps, et de même pour le monde.

  Tout est constitué d'énergie et d'information : « notre corps n'est que de l'information dans un peu de poussière » Dr Chopra (Le corps quantique).
« Tout dans la création est information et énergie, attention et intention » Dr Chopra.

  Chaque cellule est une concentration locale d'information et d'énergie. Lorsque l'on réalise que l'on n'est pas un corps physique, mais un immense champ de possibilités infinies, le flux d'intelligence ininterrompu qui s'écoule dans l'univers est à notre disposition.

   Regardons encore plus profondément dans l'Espace Matriciel, là où toute la lumière s'évanouit et laisse place à l'obscurité.
  L'espace et le temps ont maintenant disparu, il n'y a plus d'avant et d'après, plus de grand et de petit : on est dans la matrice de l'univers, on est partout et nulle part.

  La matière est un espace vide à 99,9%. Le vide entre deux électrons est proportionnellement identique à celui qui sépare les galaxies.

  La double spirale du système génétique humain présente des molécules sphériques formées en un schème hélicoïdal progressif et ascendant qui tourne sur lui-même. Cette structure, à la fois mémoire du passé et programme du futur, suggère, par son mouvement même, une évolution ancrée dans le temps et l'espace.
  Il s'agit d'un déroulement en vortex de nombreuses strates psycho-biologiques, auquel viendront s'ajouter de nouveaux spins lors d'acquisitions futures.

  De son côté, le système solaire présente également des planètes sphériques qui s'agencent en un schème hélicoïdal ascendant.
  Si nous suivions le déplacement du système solaire au cours de son voyage à travers la galaxie pendant plusieurs années, et que nous gardions en mémoire les révolutions planétaires successives (comme si nous avions pris des clichés photos à intervalles réguliers), nous aurions sous les yeux la même image structurelle que la double hélice d'ADN.
  Cette structure géante nous montre aussi un mouvement spatio-temporel évolutif.
  C'est à ce niveau que l'on peut parler de résonance isomorphique.

  Dans l'infiniment petit, le photon possède pareillement une structure en double hélice. Il faut remarquer que les photons solaires traversent en permanence le corps humain et se trouvent en relation avec les particules contenues dans le génome qu'ils informent nécessairement.
  Les photons apparaissent comme le lien concret entre le système solaire et le génome humain.
  Ce lien engendre des informations d'ordre structural, en processus déterminé synchroniquement par l'exacte similitude de structures entre le photon, l'ADN et le système solaire.
  Enfin, on compare l'individuation à une structure hélicoïdale.

  Cette chaîne holo-isomorphique ne peut être l'effet du hasard; elle témoigne clairement d'un échange interactif nécessaire entre les différents niveaux d'organisation. Ce transfert d'informations de même intensité vibratoire établit une similitude structurelle hologrammique des différents endroits de l'espace.

  Dans leur exploration de la matière, les physiciens ont révélé l'emboîtement progressif des différents niveaux d'organisation. Le passage d'un niveau à l'autre correspond à un processus structurel jonctionnel. Ce point de vue nous enseigne que l'être humain se présente comme une interface entre le monde planétaire et le monde atomique.

  La théorie quantique nous oblige à considérer l'univers non pas comme une collection d'objets physiques, mais plutôt comme un réseau complexe de relations entre les diverses parties d'un tout unitaire. Capra (Tao de la physique).

  Par ailleurs, la théorie de « boostrap » de Geoffrey Chew définit l'univers comme un tissu dynamique d'évènements interconnectés : aucune des propriétés d'une partie quelconque du tissu n'est fondamentale, elles découlent toutes des propriétés des autres parties et la cohérence originale de leurs interactions détermine la structure du tissu entier.

  Le théorème de Bell démontre que tout échange d'informations se fait simultanément dans l'univers, qu'il y a interdépendance de tous les phénomènes et de tous les systèmes.

  Lorsque des systèmes sont structurellement semblables, l'interaction se fait sur des fréquences similaires qui régulent le transfert d'informations. Chaque endroit de l'espace où l'énergie s'est condensée en un système (atome ou étoile) est une partie interdépendante de l'espace entier.

  Ce point de condensation possède les informations de la totalité de l'espace, c'est à dire l'holo-isomorphisme structurel et dynamisant.

  Cet aperçu sur les structures isomorphiques et les interdépendances dynamiques entre les différents évènements temporo-spatiaux, marque une propriété essentielle de la Matrice Unicitaire, une sorte de genèse isomorphique. En effet, cette particularité structurelle est intégrée dans chaque événement temporo-spatial. Elle est la base de la fluidité fréquentielle que reçoivent et transmutent les différentes impulsions spatio-temporelles.

  Ecoutons le physicien des particules Gilles Cohen Tannoudj : « Dominante dans l'univers à très grande échelle, la gravitation est négligeable aux échelles accessibles en physique des particules, mais elle redevient importante aux échelles microscopiques, voire dominante aux échelles ultra-microscopiques ».

  «L'infiniment grand, l'infiniment petit, semblent ainsi se rejoindre dans le royaume de la gravitation quantique ». (Sciences et Avenirs, Février 1995).

  Cette force gravitationnelle ainsi que la force nucléaire faible marquent un élément essentiel dans les processus isomorphiques qui sont complètement intégrés dans la Matrice Unicitaire.

2. Approche matricielle du langage.


On peut dire que la parole est un holomouvement intégré dans les trois champs   originels. (Holomouvement : c'est le mouvement intégré dans le champ hologrammique, il est en résonance avec tous les mouvements qui sont dans le même processus vibrationnel).
  René Thom, en tant que bio-linguiste, affirme que :
L'ectoderme est l'objet,
Le mésoderme est le verbe,
L'endoderme est le sujet.

  Cette trilogie structurelle est :
L'ectoderme : l'objectivité,
Le mésoderme : la connaissance, le verbe,
L'endoderme : le sujet, le connaisseur.

 On peut donc dire que la parole est un flux de l'holomouvance des trois feuillets, avec un certain équilibre qui va assurer la pénétration du réel dans le champ d'activité des trois holoprocessus intégrateurs, à savoir :
Le champ ectodermogène,
Le champ mésodermogène,
Le champ endodermogène.
(Holoprocessus : C'est un processus intégré dans le champ hologrammique. Exemple : quand une cellule est dans un holoprocessus, tous les systèmes en résonance avec cette cellule rentrent dans le même processus).

  Au niveau énergétique et vibratoire, le corps humain est un récepteur-transformateur-émetteur, comme un radar.
  Le modèle hologrammique ou holo-isomorphisme nous fait retrouver ce processus à tous les niveaux : dans les pigments, les cellules, l'embryon et l'organisme complet.

  La structure en trois feuillets de l'embryon nous montre que :
L'ectoderme est l'émetteur,
Le mésoderme est le transformateur,
L'endoderme est le récepteur.
  La parole qui est donc un holoprocessus interagissant au niveau des aspects dynamisants des trois champs originels, se trouve propulsée dans un rôle de transformation comme les idéogrammes ou les mandalas sanscrits.

  Cet apport de la parole est un révélateur de sa vraie nature d'holo-transformatrice entre le non manifesté et le manifesté : c'est une interface holovibrationnelle entre l'invisible ondulatoire et le visible corpusculaire : le verbe a engendré la forme.
  La question essentielle qui reste posée : trouver la vraie structure vibratoire du langage, qui sera la plus proche de cette interface holo-transformatrice, qui est toujours en connexion avec la Matrice Unicitaire, et en état d'holoprésence.
  Il faut retrouver ce langage qui est en équilibre holodynamique entre les trois champs ecto, méso et endodermogène.
  En effet, l'actualisation d'un champ aux dépens d'un autre engendre un état de connaissance spécifique de cet aspect.
Exemple : Le champ ectodermogène actualisé, c'est l'objectivité maximale qui en découle. C'est le processus de fragmentation qui va être le maître mot. Cette connaissance sera dominée par l'objet, l'apparence aux dépens du sujet. Le champ endodermogène est personnel endojectif.
Le champ mésodermogène est transpersonnel mésojectif.

  Retrouver cette parole, cette interface holodynamisante, est la tâche de l'Approche Matricielle et de l'harmonisation qui en découle.

   Si la parole est matricielle, c'est qu'elle est en résonance de phase, en résonance holo-isomorphique avec les trois champs originels (ectojectif, mésojectif et endojectif); cette phase de résonance que Stéphane Lupasco a appelé l'état T de semi-actualisation et de semi-potentialisation.

  Retrouver les impulsions évènements semi-actualisés et semi-potentialisés est l'oeuvre de la parole matricielle.
  L'utilisation de certains sons subtils active cet état T et permet une certaine résonance avec les trois champs originels.

  Les recherches en Holoénergétique et en Approche Matricielle ont permis de constater que les cellules du corps sont en quelque sorte programmées, et qu'il existe six programmes ayant chacun une fréquence vibratoire qui lui est propre.
  Les conditionnements et l'environnement socio-culturel peuvent désaligner nos programmes innés et les éloigner de leur ortho-fréquence.
  Le rôle de l'Approche Matricielle est de ramener chaque programme sur sa fréquence propre.

3. La trame matricielle.


  Une matrice est une portion d'espace ayant une énergie, une information et un projet de réalisation. Elle oriente chaque entité existentielle, de l'étoile à la particule.
  Notre corps physique, particulaire, a un prolongement spatial. Chaque cellule, chaque particule est connectée à une portion d'espace et est en résonance avec une matrice.
  L'espace est plein d'énergies et d'informations, c'est une mouvance de matrices qui se connectent entre elles et forment une sorte de trame matricielle jusqu'au plus profond de l'espace, jusqu'au point générateur de la globalité globalisante.

  Nous sommes dans un univers linéaire et temporel où tout a un début et une fin (logique ectodermogène), mais quand on veut remonter à l'instant T=0 où l'univers a pris forme, les équations de la physique quantique ne répondent plus, le processus s'arrête à l'évènement temporo-spatial qu'on appelle le mur de Planck : un temps infiniment bref 10-43 s, une longueur infiniment courte 10-33 cm et un volume infiniment petit 10-99 cm3.

  Au-delà du mur de Planck, durant cet intervalle temporo-spatial, la source a fait l'expérience de toutes les variables possibles, par conséquent elle se trouve dans un état d'absoluité par rapport à la connaissance et la conscience. De ce fait on peut dire que la source qui a fait l'expérience de la totalité, c'est la connaissance absolue, la conscience pure.
  Chaque particule, chaque évènement, chaque entité existentielle est dans une sorte de mouvance concernant cette réalité non manifestée.

  De ce potentiel existentiel va surgir l'impulsion créationnelle, le désir de manifestation, l'impulsion de l'Essentialité dans sa nature non manifestée qui va engendrer tous les univers manifestés.

  La matrice génératrice contient 99 matrices principales qui forment les univers existentiels dans leur aspect manifesté.
  Pour faire sortir les éléments hypercondensés de ce point et les faire éclater dans la manifestation il faut une force énorme, un moteur cosmique.
  Parmi les 99 matrices, 6 sont dans un potentiel de force et vont propulser la création dans son processus créationnel à travers un vortex, une trilogie cosmique, composé de trois phases : 
1 - une phase hypercondensationnelle, qui marque un état de destruction. Trou noir. Mort d'une étoile. Le Sad.
2 - une phase de canalisation où les évènements vont s'hologrammer, les informations globales et globalisantes vont s'engrammer dans les parties qui structurent la totalité. Trou de ver. Le Qaf.
3 - une phase d'extériorisation où les évènements vont épouser une forme d'actualisation. Trou blanc. Sortie de l'étoile dans un autre univers. Le Noun.

  Le point générateur, à travers le moteur cosmique, va s'actualiser, prendre forme, matricialiser l'espace et donner naissance aux différentes formes existentielles en structurant notre univers selon trois valeurs.
  En se matricialisant l'espace va s'individualiser, chaque partie ayant l'information du tout.

  Dans notre univers manifesté, les premières émanations nées de cette projection de la Matrice Unicitaire se manifestent par l'hyperfréquentiel et l'hypervibrationnel (de l'ordre de 1026 Hertz), qui se condensent; le vibrationnel devient plus grossier, vibratoire, puis énergie et se condense encore pour devenir matière.
  L'ondulatoire devient corpusculaire.
  Les matrices vont se greffer et remplir tout l'espace interparticulaire que la science qualifie de vide.
  Dans un état quantique discontinu la matière se subtilise, devient vibratoire, vibrationnelle et revient vers sa source.

  L'Homme, dans sa nature manifestée, est une émanation structurelle d'un vortex dynamisé dans la trilogie existentielle.
  A travers sa conscience il a la capacité de remonter jusqu'au point générateur qui lui a donné forme.

  La masse globale de l'univers est composée de 70% de rayonnement noir, 25% d'énergie noire et 5% de masse lumineuse appelée aussi matière ordinaire. Cette dernière a la particularité de réfléchir les ondes électromagnétiques; nos organes neuro-sensoriels ne peuvent percevoir qu'une partie de la réflexion électromagnétique à travers cette masse lumineuse.
  Lorsqu'une matrice a une énergie électromagnétique, son information reste limitée à un référentiel masse lumineuse, elle n'est pas dans la résonance de la globalité, elle est dans la « séparabilité ». L'information matricielle initiale est occultée.

  Pour rentrer dans un processus rotationnel évolutif (action : information de la source – réaction : réinformation vers la source), les matrices qui composent l'Homme doivent être nourries par une énergie matricielle, une énergie de reliance, issue de la globalité. Elles peuvent alors réintégrer leur potentiel informationnel initial global et activer leurs projets de réalisation.

Professeur Aziz EL AMRANI JOUTEY.